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Compétence plurilingue
et compétence partielle
Une compétence
plurilingue définit la compétence à communiquer d’acteurs sociaux
en mesure d’opérer dans des langues différentes. Il s’agit d’une
compétence dynamique, dans le sens où ces acteurs sont à même aussi
de gérer et remodeler cette compétence plurilingue au cours de leur
trajectoire personnelles, en fonction de leurs besoins et des
situations.
La notion de compétence partielle définit alors la maîtrise limitée,
imparfaite à un moment donné, dans une langue ou une autre, comme
partie d’une compétence plurilingue plurielle qu’elle enrichit. La
compétence partielle est une compétence fonctionnelle par rapport à
un objectif délimité. La compétence partielle peut concerner des
activités langagières (par exemple de réception : mettre l’accent
sur le développement d’une capacité de compréhension orale, ou écrite)
; elle peut concerner un domaine particulier et des tâches spécifiques.
La notion de compétence partielle est à considérer, de manière
positive, par rapport à celle de compétence pluriculturelle et
plurilingue : une compétence acquise dans une langue est partielle dans
la mesure où :
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elle est
partie d’une compétence plurilingue qui l’englobe
elle confère
au sujet, s’agissant de cette langue, des capacités focalisées sur
certaines activités langagières ou certains contextes d’usage.
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La compétence plurilingue est posée comme ensemble structuré de compétences
partielles diversement acquises et sollicitées. La construction et les
modes de fonctionnement de la compétence plurilingue peuvent différer
en fonction des situations. Le choix ici-fait consiste à tenter
d’expliciter plus particulièrement le développement de cette compétence
plurielle dans des contextes d’apprentissage, ce qui mobilise des
variables significatives de ces environnements, en ayant recours à deux
notions de nature à en cerner les fonctionnements : celle de
distance/proximité entre langues et celle d’alternance des langues.
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Distance/proximité
entre les langues
Dans l’apprentissage
plurilingue, une des voies explorées a été celle de l’apprentissage
de langues dites "voisines", résultant d’une même
filiation (comme les langues romanes), dont l’intercompréhension
orale ou écrite peut être obtenue à moindre coût, suivant des
combinaisons multiples et à des degrés variables. Une des questions
est de déterminer si, au-delà de ces voisinages génétiques,
d’autres échelles de proximité / distance peuvent être identifiées,
dont la prise en compte apparaîtrait pertinente dans la construction de
compétences plurilingues.
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Gestion
de l'alternance des langues
La
compétence plurilingue se présente aussi comme une compétence à
passer d’une langue à une autre dans la communication ordinaire comme
dans l’apprentissage. Les modes de gestion de cette alternance ont
donné lieu à études relatives aux usages constatés du jeu entre la
langue maternelle et une langue autre. Il paraît nécessaire de prendre
aussi en compte la manière dont des sujets plurilingues se représentent
leur gestion de l’alternance des langues en compréhension, soit dans
des situations de réception d’un discours oral alternant dont ils
sont destinataires dans une interaction, soit dans les cas où ils ont
affaire à des supports écrits plurilingues.
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