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Volet 2 : Analyse et usages des supports multimédias
Volet 3 : Économie linguistique d'un curriculum plurilingue

 

 

Construction et gestion d'une compétence plurilingue

 

 

 

Compétence plurilingue et compétence partielle

 

 

Une compétence plurilingue définit la compétence à communiquer d’acteurs sociaux en mesure d’opérer dans des langues différentes. Il s’agit d’une compétence dynamique, dans le sens où ces acteurs sont à même aussi de gérer et remodeler cette compétence plurilingue au cours de leur trajectoire personnelles, en fonction de leurs besoins et des situations.

La notion de compétence partielle définit alors la maîtrise limitée, imparfaite à un moment donné, dans une langue ou une autre, comme partie d’une compétence plurilingue plurielle qu’elle enrichit. La compétence partielle est une compétence fonctionnelle par rapport à un objectif délimité. La compétence partielle peut concerner des activités langagières (par exemple de réception : mettre l’accent sur le développement d’une capacité de compréhension orale, ou écrite) ; elle peut concerner un domaine particulier et des tâches spécifiques. La notion de compétence partielle est à considérer, de manière positive, par rapport à celle de compétence pluriculturelle et plurilingue : une compétence acquise dans une langue est partielle dans la mesure où :

 

 

elle est partie d’une compétence plurilingue qui l’englobe  

elle confère au sujet, s’agissant de cette langue, des capacités focalisées sur certaines activités langagières ou certains contextes d’usage.


La compétence plurilingue est posée comme ensemble structuré de compétences partielles diversement acquises et sollicitées. La construction et les modes de fonctionnement de la compétence plurilingue peuvent différer en fonction des situations. Le choix ici-fait consiste à tenter d’expliciter plus particulièrement le développement de cette compétence plurielle dans des contextes d’apprentissage, ce qui mobilise des variables significatives de ces environnements, en ayant recours à deux notions de nature à en cerner les fonctionnements : celle de distance/proximité entre langues et celle d’alternance des langues.

 

 

Distance/proximité entre les langues

 

Dans l’apprentissage plurilingue, une des voies explorées a été celle de l’apprentissage de langues dites "voisines", résultant d’une même filiation (comme les langues romanes), dont l’intercompréhension orale ou écrite peut être obtenue à moindre coût, suivant des combinaisons multiples et à des degrés variables. Une des questions est de déterminer si, au-delà de ces voisinages génétiques, d’autres échelles de proximité / distance peuvent être identifiées, dont la prise en compte apparaîtrait pertinente dans la construction de compétences plurilingues.

 

 

 Gestion de l'alternance des langues

 

La compétence plurilingue se présente aussi comme une compétence à passer d’une langue à une autre dans la communication ordinaire comme dans l’apprentissage. Les modes de gestion de cette alternance ont donné lieu à études relatives aux usages constatés du jeu entre la langue maternelle et une langue autre. Il paraît nécessaire de prendre aussi en compte la manière dont des sujets plurilingues se représentent leur gestion de l’alternance des langues en compréhension, soit dans des situations de réception d’un discours oral alternant dont ils sont destinataires dans une interaction, soit dans les cas où ils ont affaire à des supports écrits plurilingues.